dimanche 10 septembre 2023

Dans le pays basque du Nord

 Dimanche 10 septembre


Quelle petite nuit, entre l'orage qui ne s'est arrêté qu'au matin et le clocher qui a sonné toutes les heures et les demies, pire qu'un coq !

Place de la Mairie à Urrugne, ma vue de la maison


 Petit dej tranquille avec Gracianne, la discussion reprend de plus belle.

Chacune blesse, la dernière tue sur le fronton

 

Benoit du bar-hôtel-restaurant Oberge Maité me dépanne avec une perceuse et des forets, super. C'est pas parfait, il faudrait aussi une scie à métaux ou une meuleuse. Mais une ligature d'un côté et une longue vis de l'autre feront l'affaire pour l'instant, on verra chez Audrey. Et de fait, le soir, ça a bien tenu.

   
La bricole qui tient bon
L'église d'Urrugne avec son orgue et ses galeries pour les polyphonies
Le basque est bien présent




La montagne de la Rhune


J'ai commencé à découvrir les premiers contreforts des montagnes, finies les pistes plates, on commence les montagnes russes pour un sacré bout de temps. Je suis bien content d'avoir un grand pignon de 32 dents (et 2 dehors), je monte les côtes à 7 % sans difficultés, à 8km/h. La moyenne tombe à 14
km/h

1er test

 

Bien content d'être en haut !

 

Je grimpe  le col de St Ignace sans trop forcer, juste la chaleur moite qui est revenue. Petite mise en jambes...

Le train qui monte sur la Rhune à 900 m d'altitude

 

Je me pointe dans le village de Sarre, beau village de France, la fête bat son plein, la foule est là et ça boit de bière à bloc. Moi, je vais attendre l'arrivée.

 

Le groupe joue des percussions et une sorte de biniou qui s'appelle "dultzaina", et les géants représentent les continents.

 

Allons ensuite vers Ainhoa, aussi caractéristique du pays basque. Tranquille et pittoresque.

Richesses de l'église

Passage en suite par Espelette, bien connu pour ses piments, appelation reconnue bien sûr.

Le champ de piments

 

Ca continue à descendre un peu et remonter plus, avec la cargaison de chataîgnes déjà mûres, la bouteille de d'Iroulegui et le gâteau basque en cadeau, c'est du lourd !

J'ai l'impression de rouler en Suisse, tellement les maisons sont pimpantes et bien tenues, avec des prés arrangés comme des golfs, mais naturels.

Enfin, je trouve Aimar et Audrey, copains de ma fille, puis Clhoé, dans leur pays d'Itxassou, niché entre les collines verdoyantes.

Encore des gens bons

Une soirée tranquille s'annonce, Aimar au fourneau ...

Artza Mendi, la montagne de l'Ours, vue de la maison

 

A demain sur le vélo !

samedi 9 septembre 2023

Les nouveaux amis Belges

 Samedi 9 septembre

Je passe voir Elisabeth qui tient le stand de le banque alimentaire dans le forum des associations, bien active dès le matin

Le stand à mettre en place
Incontournable, les échasses

 Je repasse dans une forêt de chênes liège, Soustons fut autrefois la capitale  du bouchon. Les arbres sont conservés, ils tiennent lieu de coupe-feu car ils ne brûlent pas.

C'est incroyable de voir le nombre de vélos électriques sur ces pistes toutes plates, avec leur batterie à l'arrière. Ma batterie à moi, c'est mon sac avec la bouffe dedans, qui me donne l'énergie nécessaire, au moins 3 pauses légères toutes les 3 heures pour éviter l'hypoglycémie. Plus des quantités importantes d'eau que je glane à gauche et à droite.

Sur un point de sondage de la Vélodyssée, je tombe sur un jeune couple de Belges de Bruxelles, qui se paie un voyage de 8 mois à la fin de leurs études de médecine. Ils partent vers l'Espagne, le Portugal, la Tunisie, l'Italie ...

Ils sont si mignons !

 Je les retrouve sur la piste et nous voilà partis pour des dizaines de bornes ensemble, ils ont ont aussi un GPS qui me permet de ne pas me tromper, comme souvent. On partage la route et les repas, le temps passe tellement vite quand on échange sur tout.

Déjeuner les pieds au frais

 Un bon bain à Anglet sur la plage de la Petite Chambre d'Amour . L'eau est à 23 degrés, avec de belles vagues qui vous secouent bien. 


Plage de la Petite Chambre d'Amour, une légende
Le bronzage du cycliste ;-)

 Et nos routes se séparent, ils vont chercher un petit coin pour leur tente en camping sauvage, belle mentalité. On garde le contact.

Heureusement qu'ils étaient là avec leur rythme tranquille, ça m'a freiné dans les efforts de le journée, 90 km à 17 de moyenne, ça permet la récupération 

Il faut encore traverser le Biarritz bien luxueux et longer les plages vouées aux surfeurs si nombreux ici.

Belle vue sur la côte basque, mais trop touristique maintenant
 

Mon GPS me conduit dans un cul de sac, des escaliers à monter, pas top ! Un jeune me file un coup de main et paf, les barres de soutien de mon porte bagages pètent net, bien embêté avec la réparation avec des élastiques que lâchent au moindre cahot. Demain c'est dimanche, va falloir bricoler pour pouvoir continuer la route.

Ma destination est Urrugne, un village typiquement basque avec la culture qui va avec, mon hôte Gracianne  (82 ans) en connait un rayon. Beaucoup d'échanges sur l'école qu'elle a fréquentée, ainsi que de l'humanitaire en Tunise. Elle me reçoit gentiment grâce à un ami Servas, tout simplement.

Premières gouttes de l'orage qui s'annonce, les températures vont chuter fort !

A demain sur le vélo



Le quotidien de jour, les pins

 Étape de fou, 137 km à 20.5 km à l'h, que des pistes cyclables au top niveau sur un goudron nickel, ça roule tout seul. Sauf que ça fait au moins 7 h sur le vélo, et les cyclistes rencontrés ne sont guère causants, on est juste un de plus dans l'anonymat complet.


Virginie et Bernard, un accueil super
Le lac de Sauvignet, le 2è plus de France
 

Parti à 9h30, je ne savais pas si je serai capable de rejoindre Soustons à plus de 100 km, ce n'était que mon 2eme jour à rouler pour de vrai.

La Vélodyssée, bien fréquentée en ce mois de septembre

 

J'ai écouté Virginie et suis parti par le piste vers Biscarosse, belle balade, de belles vues et de l'ombre, que demander de plus! Sauf que ça m'a fait un détour de 15 km pas prévus au programme, on les paie à la fin, ceux-là.

Faute de breton, il faut enlever le "es"

 

Après Parentis, Mimisan, Conti-Plage, St Girons, Vieux Boucau, les distances s'accumulent et là je me dis, c'est bon, j'irai à Soustons ce soir. Le chiffre du compteur commence à être impressionnant et il fait une chaleur d'enfer. Il vaut mieux rouler, ça fait un courant d'air rafraîchissant, ne pas s'arrêter trop, c'est l'étuve.

Les dangers de la côte girondine

 

Les plages à perte de vue

 

Mimisan sous le cagnât
La route des pins, tout plate

 

Vue pendant un repos bienvenu

 

Ce n'est qu'à Léon que je discute vraiment avec Alice, qui me fait le plaisir de me donner de l'eau et qui s'intéresse un peu à mon voyage, la première avec qui discuter un peu.

Alice au boulot

 

Petite pub de son bar

 

Soustons, ce n'est pas le terminus, reste encore 5 km de faux-plat montant pour arriver chez Élisabeth, le réservoir d'énergie est au voyant rouge.

Cette chère Elisabeth, une vie déjà bien remplie !

 

Mais en arrivant chez elle, le bonheur d'une maison d'artiste, on sent sent de suite bienvenu et le contact est immédiat. Une self-made woman qui a fait mille métiers, engagée partout dans le social et le culturel, attentive aux autres, avec une philosophie de vie admirable. On s'entend comme deux larrons en foire !

Elle reçoit dans son pavillon jusqu'à 10 personnes en chambre d'hôte

 

Bien sûr mon far a un succès fou, la recette est magique.

Encore une rencontre qui restera dans un coin de ma mémoire.


A demain sur le vélo

jeudi 7 septembre 2023

Dans la chaleur des Landes

Jeudi 7 septembre


Je quitte Pessac avec le bon sandwich préparé par Michelle et route vers Sanguinet.


50 km de pistes cyclables et bandes  de circulation en toute sécurité, c'est trop cool. Sauf la température de 28 degrés à 11h et 35  degrés en arrivant à Sanguinet à 15h. Heureusement, quand je roule, j'ai un petit courant d'air qui rafraîchit.

Pas grand chose à dire sur ces lignes droites à ne plus finir, dont les 14 km pour finir sur une départementale bien fréquentée.

La douche chez Virginie et Bernard fut la bienvenue, tout comme leur bienveillance habituelle des Servas.

Demain, grosse étape jusqu'à Soustons si tout va bien, je vais essayer de partir à la fraîche pour plus de 100 km, sur du plat, on y croit !


A demain sur le vélo 














Départ animé

 Réveil très tôt et premiers km dans le noir vers la gare de Brest, tranquille jusqu'à Rennes.


Dans le TER vers Nantes, je rencontre Laurence, agent d'inventaire forestier, qui part deux jours essayer le voyage à vélo. Elle accompagne une amie et va découvrir les bords de Loire sur un vélo bien modeste mais qui fera l'affaire. Ses bagages sont sur son dos, pas très pratique. Elle testera ...

Bonne route, Laurence !


C'est super de discuter et faire une connaissance, qui fait oublier les deux heures de trajet. Bonne route à elle.

Et à Nantes, les affaires commencent. Un Intercité accepte les vélos, un agent me dit de mettre le mien à l'avant du train. Je suis le 2e à le faire et cherche ma place, qui au fond du train. Une annonce du contrôleur dit d'aller le trouver pour les vélos à l'avant. Je ne le vois pas et le train démarre.

Et voilà le contrôleur qui arrive me voir, et me dit qu'il a débarqué mon vélo sur le quai parce qu'il en avait trop à l'avant, j'aurais du le mettre près de ma place. Et d'entendre que je dois aller le récupérer à Nantes aux objets perdus !!!

Bon, il ne faut s'énerver, mais trouver une solution. Notre contrôleur Steven fera le nécessaire avec ses collègues pour le mettre dans le train suivant, 4 h à poireauter avec mes bagages à la gare de Bordeaux. Il sera même à l'arrivée du train pour vérifier que tout finit bien, un bon gars finalement, qui a juste appliqué le règlement qui aurait énervé plus d'un !!!



Mon vélo arrive en gare !

Durant ce trajet, j'étais à côté de Clément qui allait à Toulouse pour son oral de fin d'études, ingénieur en mécanique des fluides. Il rêvait aussi de partir sur son vieux biclou de 50 ans dans peu de temps, à la fin de son cursus universitaire. Là pareil, le temps a filé, on ne s'est pas ennuyé et les nombreuses entrevues avec le Steven ont animé le voyage.


Avec Clément, photo prise par  le contrôleur

Tout finit bien quand on garde son calme, avec Steven

Bon, avec mon cher vélo retrouvé, je suis arrivé à la nuit tombée à Pessac, chez Michelle, Jean-Marie et leur ami turc Mel, toute fatigue oubliée pour un repas bien sympathique et ce qu'il fallait pour entretenir la conversation.

Le plaisir de la table

A demain sur le vélo !







lundi 4 septembre 2023

Un tour en France, 4eme édition

Et voilà, je repars sur les routes et chemins, pour la 4 ème fois (et demie) avec mon fidèle petit vélo qui me porte et que je fais avancer à la force de mon bicylindre musculaire. C'est la rentrée, non !

Cette fois, direction le pays basque du nord, à partir de Bordeaux où je vais arriver le 6 septembre par le train, depuis Brest, Rennes et Nantes. Arrivée vers 16 h vers Pessac, une maison m'attend déjà, c'est bien sympa de savoir que des gens vont me recevoir dès le premier soir.

Cette année, je suis bien organisé, j'ai au moins 12 lieux pour me poser la nuit, rencontrer de nouveaux futurs amis et échanger sur la vie et tout ce qu'on aura à se dire. Ça reste ma motivation principale d'aller  vers les gens, de découvrir des histoires de personnes, leur lieu de résidence  et leur expériences, leurs parcours et tout ce qui fait la richesse de chacun.

J'ai goûté le passage dans les montagnes des Alpes, et je me suis lancé le défi de traverser les Pyrénées dans leur longueur, jusque Banyuls, où je sais que Michelle me réserve déjà son bon accueil .

Après le tour de France en 2018, le trajet du 29 vers le 51, puis le 81 en 2019, la diagonale du fou en 2021 et 2022, une nouvelle expérience me conduira vers les cols bien pentus des montagnes du sud-ouest, on va  découvrir un parcours bien sinueux, allant de maison en maison, selon les réponses reçues.

 J'ai pas mal exploré dans cette préparation,  la famille, les adhérents de Servas et un peu Warmshowers pour arriver à tracer une route qui me fera aller dans toutes les directions, selon les réponses Même un saut dans  la Catalogne du sud, en Espagne !

Le vélo est prêt, je garde les mêmes équipements, juste la cassette des pignons que j'ai fait équiper en 11--32 dents (et 2 dehors) pour escalader quelques cols inévitables. L'an dernier, j'aurai aimé avoir plus de petits braquets pour gravir certaines montées... Pour le reste, je fais avec les moyens minimum, le soleil, la pluie et le froid, on verra sur place.

Toujours le même esprit, prendre le temps de s'arrêter si l'envie s'en ressent, peut-être une transhumance avec Hélène, un coup de main sur un festival de cinéma en plein air, ce seront les surprises à venir si ...

Je vous laisse imaginer un trajet susceptible de se modifier selon les circonstances, le voyage reste ouvert à toutes les bonnes aventures qui se présenteront, gardons l'esprit ouvert.

 

 

A bientôt sur le vélo !


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