vendredi 12 octobre 2018

Retour en BZH historique


Vendredi 12 octobre

Je quitte Johanna sous un beau soleil et en route vers Nantes, plein nord.
Les routes sont belles ça roule à fond avec le gentil vent qui me pousse facile.

On est bien en Vendée !
Juste pour l'image, c'était fermé :-(


Les nouvelles vont vite !
Et voilà le retour vers le breton, un premier contact qui me rapproche encore de la maison


Tout est dit
Je finis par arriver dans le centre de Nantes, après les abords toujours pénibles des grandes villes.

Incroyable, mon neveu Trémeur et sa compagne Tara habitent en coloc. quai Turenne, , c'est la classe en plein centre !

Quelle animation, les rues sont noires de monde, des vélos et des trams dans tous les sens, on reste sur ses gardes.

Quai Turenne, anciens logements des négriers Nantais,
où je suis logé pour la nuit

La tour Bretagne, 32 étages et la vue panoramique 

Une belle lumière en octobre

La Loire vue d'en haut

Le château d'Anne de Bretagne incontournable

Les remparts, autrefois au bord de l'eau. Maintenant, tout a été
comblé pour la circulation, quel dommage !
La tour LU, les biscuits ...

Tremeur et Tara, mes hôtes d'un jour


Je passe une soirée seul dans la coloc, ça fait du bien d'être un peu tranquille, à  me faire de la popotte aux petits oignons, sans causer de mes aventures pour une fois.

Je commence à envisager le retour vers Plougastel, la famille va être mise à contribution :-) 

Retour programmé mercredi dans l'après-midi, si tout va bien ... Reste juste 300 ou 400 km !

A bientôt sur le vélo !




jeudi 11 octobre 2018

Dans la Vendée profonde

Jeudi 11 octobre

Départ tôt ce matin, mes hôtes s'en vont et moi aussi du coup !


Dès la sortie de la ville, on se retrouve dans les marais avec un vent de sud qui pousse fort dans le dos, je suis à Luçon à 11h, 45 km à 22.8 km/h de moyenne.

 




Premier contact avec des choses connues, je vois un exemplaire d'Ouest-France, ça faisait longtemps ...


Après, c'est le bocage vendéen, plein de petits champs, et un vallonnement que j'avais oublié, ça casse les jambes, il faut hisser les bagages en haut des côtes ;-)

Changement de roues à l'arrache !

Cloître de la cathédrale de Luçon

Restauration en cours
Vélo-portrait à la vendéenne

Moi, je connais un coquillier ...





A la Ferrière, je m'arrête pour acheter le bouteille de vin bio traditionnelle que j'offre toujours en arrivant.

Et là, un don du ciel : je vois une selle toute seule, abandonnée sur le parking de la supérette. elle a l'air confortable, mais je ne sais pas si c'est pour homme ou femme, faut essayer...

 
Changement de selle
Changement de support fessier après 3200 km à souffrir toujours (j'arrête de me plaindre !), et on verra demain vers Nantes si c'est concluant ???

Autre bonheur, un déluge d'orage qui s'abat sur Boulogne, deux minutes après mon arrivée chez Johanna, elle me dit que j'ai un ange gardien au-dessus de la tête, et je veux bien la croire !

A bientôt sur le vélo !


Une pause à la Rochelle


Mercredi 10 octobre

Chez Pascale et Pierre, je bénéficie d'un studio, accès sur la rue, vraiment très confortable, c'est royal !

Pas mal de temps passé pour trouver d'autres lieux pour les jours à venir, et la rédaction de ces pages qui prennent facilement une heure ou deux chacune.

Une bonne adresse de resto à midi, nourriture portugaise et un patron au top, comme beaucoup d'entre eux, c'est bien connu !


Fin de marché aux halles
 Un petit tour dans les vieux quartiers et le port de la Rochelle, avec les deux tours de l'entrée, qui recevaient une chaîne pour barrer le passage aux intrus.



La tour de la Chaîne et la tour St Nicolas

















Michel Crépeau, maire, qui a beaucoup œuvré pour sa ville



Monument en hommage, il a beaucoup fait pour la promotion du vélo à La Rochelle











La Grosse Horloge
 Le premier point négatif de ce voyage, on m'a volé ma pompe, qui m'a bien servi dans les multiples crevaisons, bien obligé d'en racheter une autre, c'est indispensable !

En soirée, rencontre à l'apéro chez Maria, hôte Servas qui aurait pu me recevoir, on a évoqué nos voyages à vélo, c'est une pro du cyclotourisme et des GR.

 Retour sous l'orage dans la nuit, des huitres du coin ont été les bienvenues.

A bientôt sur le vélo !









mercredi 10 octobre 2018

Bateaux-stop sur la Gironde

Mardi 9 octobre

Rendez-vous au café avec Jean-Baptiste, qui se fait un devoir de me payer le petit dej, dans l'accueil qu'il conçoit dans la religion chrétienne dont il est fervent. Guide de visite de la Basilique, il me montre les reliques de Ste Véronique, patronne des photographes, qui a inventé le premier selfie, à ses dires ;-)
Cette basilique a une histoire intéressante, elle fut ensablée et avait presque disparu, elle a été dégagée en partie, mais il reste 3 m toujours en terre, les vitraux se trouve donc à une hauteur inhabituelle.

Il est correspondant du journal local et voudrait faire un article sur mon passage, on l'attendra avec intérêt ! En ligne dès que possible ...
Voie verte et train touristique
Il est intarissable sur les informations de son domaine religieux, mais il est temps de filer vers la pointe de Gavre pour attraper le bac de 10h30. Et là, bing ! Grève des personnels, je suis bloqué en haut, pas question de faire demi-tour pour 200 km. J'envisage de passer la journée là, mais je cherche tout de même à passer de l'autre côté de la Gironde vers Royan.

 J'avise deux marins avec leur baguette de pain, et je les sollicite pour me prendre à leur bord pour une traversée, je payerai le carburant, bien entendu. Ils se regardent et sont d'accord, nickel !

Le temps d'appareiller le RM 36 pieds, un superbe voilier fait à la Rochelle, et vogue vers le nord.

RM 36 pieds, de belles ouvertures sur l'horizon

Patrice, propriétaire et navigateur sur toutes les mers




Les eaux douces et salées sont bien distinctes
Daniel(?), coéquipier, et aussi fier marin

Vogue le vélo !




Merci à vous, les gars, sympa !

 Petit problème, il y a une marée de 108 et on est marée basse. On échoue à l'entrée du port, entrée impossible, faut attendre que ça remonte, 1 ou 2 heures...

Du coup, on voit arriver le bateau de Francis, qui ne pose aucun problème pour transférer mon vélo et son cycliste sur son bord pour un retour au ponton, impeccable.Ah, la solidarité des marins, il en reste !

Francis aux commandes







Le bateau est tout neuf, 4 jours seulement



 Il est déjà 14h30, et il est temps de manger une bricole et faire les 80 km restants. Je prends au plus court, mais pas le plus agréable, bien sûr.


L'autre pays des huitres que Plougastel

 La moité du chemin est faite à Rochefort, dont le pont transbordeur est en travaux pour 3 ans, quel dommage ! Déjà, en 2005, je n'avais pas pu y passer pour cause de tempête, une autre fois...

C'est d'ailleurs marrant de retrouver ces petites routes que j'avais prises  en marchant à l'époque, mais dans l'autre sens.







Le pont sur la Charente

Après Rochefort, je décide de prendre la Vélodyssée, la voie cyclable qui va de Hendaye en Espagne jusqu'à Roscoff. Mais les indications manquent parfois, il est facile de faire détours énervants parce qu'inutiles dans ces conditions d'horaire et de fatigue

C'est à la nuit noire que je finis par arriver chez Pascale et Pierre qui ont la gentillesse de m'attendre, malgré la faim qui les tenaillait après la rando du jour.


Yves, c'est barré, mais où ?
 Je suis installé dans un superbe studio 5 étoiles qui jouxte leur maison lumineuse, les jours se suivent et ne se ressemblent pas ..

On parlera beaucoup de solidarité et d’accueil des personnes en difficultés autour d'un repas crudités-lentilles du meilleur effet pour refaire le plein en énergie et vitamines.


Beau coucher de soleil, il est temps d'arriver !

A bientôt sur le vélo !

Les voies interminables du Médoc

Lundi 8 octobre

Je pars de St Jean D'Illac, en oubliant évidemment ma carte des voies vertes en France sur la table du séjour, parmi les autres que m'avais proposées Isabelle.

Elle fera un bout de chemin en voiture pour me la rendre, une fois de plus !!! Vous êtes habitués maintenant au personnage distrait que je suis ;-)

Sans carte et avec mon GPS de téléphone, mauvaise direction, vers Lège Cap Ferret, plein ouest. Quand je récupère ma carte, je vois que je vais faire les deux côtés d'un triangle rectangle, plutôt que l'hypoténuse (30et 50km pour les côtés, je vous laisse calculer la longueur de l'hypoténuse grâce au théorème de Pythagore ...)

Les routes sont toutes droites, des longueurs à ne plus en finir, que ce soient les départementales ou les voies vertes dans les pins. J'en fait 50 km, de Arès à Hourtin.

On n'en voit pas le bout !

Ça, c'est de la provocation !

Voies vertes, entre pins et bruyères

Un tour de guet contre les incendies de forêt













Et là, je décide de quitter cette voie qui fait le tour du lac pour tirer tout droit vers Montalivet, bien connu des naturistes. Un pause sur un banc devant l'église et paf ! Ma sœur Élisabeth , en vacances à Bordeaux avec son mari Albert, me reconnait sur ce banc !!! Le rendez-vous était programmé, pas aussi hasardeux !  


Je n'ai rien pour dormir le soir, je les missionne pour voir si il y a un accueil pèlerin à Soulac, terme de mon étape. L'idée m'est venue après avoir croisé Catherine, de Dijon, partie du mont St Michel vers St Jacques de Compostelle. On a bien échangé sur mon mode d'hébergement Servas, elle était intéressée et  m'a dit que j'étais son ange qui passait ce jour-là :-)

Elisabeth et Albert, hasard des rencontres
J'arrive enfin à Soulac, 143 km à la moyenne de 22.1 km/h de moyenne, petit vent de face, ça use un peu, à 18h30.

Les recherches sont négatives, je questionne à gauche et à droite, mais c'est une ville estivale en automne, un désert quoi !

On me parle de l'immeuble "Le Signal", un squat qui menace ruine à cause de l'érosion dunaire, allons-y. En chemin, je tombe sur Jean-Baptiste, qui me dit "j'ai ce qu'il vous faut". Yes !

Il me mène vers le n° 29 de la rue Ausone, dont il me conte l'histoire. Il se trouve que c'est le presbytère de Soulac, que je reconnais, j'y avais déposé ma moto en 2005, quand je marchais vers Arcachon en sac à dos. Il m'indique le garage, avec un matelas, de la lumière et une prise de courant, que faut-il de plus ? J'y passerai une nuit fraîche, mais bien reposante.

Et le soir, le resto du LB, servie par cette charmante Suzon, avec qui on plaisante bien, encore une journée remplie de bienveillance et d'accueil, ça fait plaisir, vous ne pouvez pas savoir comme c'est agréable. Merci aux jeunes mariés ;-)

 
 Rendez-vous le lendemain matin avec Jean-Baptiste pour un café sur la place de la basilique Notre-Dame de la Fin des terres.

A bientôt sur le vélo !