samedi 14 septembre 2024

En flanant dans l'Aveyron

 Samedi 14 septembre

 

Sur les conseils de Basia, je vais musarder en route, d'un point à l'autre en prenant tout mon temps, c'est aussi çà le voyage à vitesse lente.

 Pour commencer, un regard sur la rivière Aveyron qui donne son nom au département. Dans sa vallée, les routes sont bien plates au début.

L'Aveyron, nous le verrons et le reverrons

 Je commence par un détour vers le domaine des Bourines, une ferme fortifiée, un château et des dépendances qui donnent les dimensions de  cette exploitation. Durant son activité, il employait 40 personnes et jusqu'à 300 lors des grands travaux. Actuellement, des paysans s'y sont installés et continuent l'activité.


 

 

Le hangar à foin, trop classe

 

Les porcheries qui ont reçues un prix de restauration

 

Je passe par Laissac, un gros bourg qui possède un foirail dans lequel se négocient jusqu'à 200 têtes de bétail tous les mardis. Les installations sont énormes, cela reflète bien le caractère cette agriculture exclusivement d'élevage. 

Le foirail immense


Une petite vue et sur le Donjon de Galinières et route vers le village fortifié de Vimenet. Il est est vraiment à tomber, quelles perspectives !

Le donjon de Galinières, une maison d'hôtes !

 

Une belle maison de Vimenet

 

Les remparts percés d'une porte avec une herse

 

 

Pour finir, un passage à Campagnac pour les courses du soir chez Dominique, un accueil chaleureux comme  elle sait le faire. C'est rigolo, elle mes deux prochains hôtes, le monde est petit :-)

Elles ont bien, les Dominique :-)

 

 

Une belle soirée qui s'annonce avec un autre couple de cyclistes aveyronnais, ça va causer ferme !

Une vue de la maison sur la Lozère

 On est monté voir le coucher de soleil à la chapelle de St Sépulcre, une tuerie

Dominique, Jean-Marc et Stéphanie sur les hauteurs

 A demain sur le vélo










 

 

 

 



Montée sur le Causse

 Vendredi 13 septembre

Jour de chance ??? J'y crois pas trop, mais bon un peu quand même...

 Je quitte la vallée du lot pour monter sur le Causse du Comtal et la nature change brutalement, la végétation devient typique de la couverture calcaire.

On y arrive !

Je fais une petite photo d'une cazelle et je remets mon téléphone dans la pochette de carte routière. 

Un arrêt de car caussenard

500 m plus loin, il est tombé ! Grosse cata, si je le perds, terminé, le voyage est fini, retour maison, j'en ai absolument besoin. 3 aller-retour le long de la route sur le bas côté et finalement le voilà dans les hautes herbes, ouf !!!

Pour arroser ça, une tite bouffe au resto ouvrier du coin, fallait çà pour compenser le coup de stress.

 

Les chefs, 2 Thomas et un Antoine
La végétation typique du pays

 

 Après, arrivée tranquille  pour trouver la maison de Basia et passer une soirée riche en échanges divers et variés. Elle connaît la région par cœur et sait me conseiller sur les points d'intérêt.

Basia, une sacré personalité !

 

Son  village tranquille a su garder son unité architecturale, ce qui est fréquent ici. Je suis frappé par le taille des habitations et granges et le soin apporté à leur entretien.

Le château, propriété familiale

 A demain sur le vélo


vendredi 13 septembre 2024

Une escale à Conques

 Jeudi 12 septembre


Aurillac, c'est à 600 m d'altitude, et même sous un timide soleil ce matin, ça pèle d'enfer, sortez couvert.

Après deux nuits réparatrices chez Eline, je reprends mon fidèle destrier pour une belle étape de 70-80 km en direction de Pruines dans l'Aveyron.

C'est du vintage !

Ca monte gentiment jusqu'à 800 m et puis après la descente trop cool vers la vallée du Lot. 


Le Lot, en bas

Mon itinéraire me conduit vers Conques en Rouergue, bien connu pour le passage du GR 65 vers Compostelle depuis le Puy en Velay. Un village minuscule  et très connu qui a gardé toute sa fraîcheur et son authenticité, bien fréquenté par les randonneurs de tout poil.

Arrivée à Conques, le cirque en latin


Une vue magnifique, bien sûr
Le tympan du jugement dernier

Détail, une scène de l'enfer, le plus expressif !



L'accueil des pélerins











Un petit bout de route avec un gars de Montréal, parti de Bordeaux et qui a encore 45 km à rouler aujord'hui et ne sait pas où dormir ce soir, bon courage !

Un argentin au prénom aztèque, Cuauhtémoc

Ca continue de rouler tranquille jusqu'à la maison de Didier, un pote de Max, à qui j'avais fait une demande d'hébergement, mais qui ne pouvait pas me recevoir ce soir. De suite, on est bien ici, une maison accueillante et bien branchée sur l'agriculture différente et la lutte syndicale.

Didier part donner une formation, bien actif

Je vais donc passer la nuit dans une roulotte, une première pour moi. Ce qui est  le plus marrant avec cette habitat, c'est qu'il a été fabriqué par Annie de la ferme de Vispens à Ste Affrique. Elle l'avait habitée deux ans pendant la construction de sa yourte. J'y suis passé en 2019, en route vers Albi.

La roulotte d'Annie a élu domicile dans le jardin de Didier 


Une ambiance chaleureuse
















C'était une bonne copine à Didier, il a travaillé en chantier collectif sur cette construction et connaissait bien Annie. Je viens d'apprendre qu'elle est décédée d'un cancer, bien triste.


A demain sur le vélo


mercredi 11 septembre 2024

Au Puy Mary

 Mardi 10 septembre


Rémi se dit désolé de n'avoir pas pu me donner une vraie chambre pour la nuit. C'est dire l'accueil des gens d'ici. Encore un épisode qui restera gravé dans un coin de ma mémoire.


Et voilà Pierre, un ami de la famille, un optimiste convaincu qui a réchappé maintes fois à la mort, et qui se met sous la protection de Dieu, en répandant des messages d'amour dans toutes les directions. Une belle rencontre !

L'ami Pierre, un amoureux du pays 

Suite aux conseils, je me laisse tenter par le Puy Mary, et son col à 1589 m d'altitude, une première pour moi avec tout mon barda. Je sais que ça va grimper et c'est exact que ça finit à 17 % sur 2 km. Impossible de continuer sur le vélo, le pousser est déjà assez dur ! 

Ca commence cool, au début ...
Juste une image, pas la totalité du paysage

En haut, au Pas de Peyrol, la vue est magnifique, je ne regrette pas ces efforts, mais je vais éviter l'ascension du Puy Mary, de 2 h en plus.

J'y suis, après quelques efforts à 1589 m d'altitude, une première
Le Puy Mary, un site remarquable en Auvergne, 1883 m


La descente de 30 km vers Aurillac offre des points vue superbes, on ne s'en lasse pas.












Des maisons cantaliennes, bel ensemble

Et voilà Eline, CPE au lycée agricole, une baroudeuse depuis ses 18 ans qui est partie à l'aventure en solo dans le monde entier. Et du coup, elle reçoit dans son grand logement de fonction des randonneurs cyclistes sans aucune crainte, moi par exemple. 2 nuits chez elle me donneront le repos pour aller plus loin. Polyglotte et musicienne, elle fait aussi du kitesurf, que de talents !

Mon hôte, trop sympa :-)

Je découvre Aurillac dans la grisaille, une préfecture à la campagne, bien connue pour son immense festival des arts de la rue fin août

La Jordanne, bien tranquille
Au fond, ce sont les prés, si, si !


A demain sur le vélo !




























Salers, oh la vache !

 Lundi 9 septembre


Je quitte Hugo, direction Salers par la 1ère piste cyclable de ce voyage sur 10 km, une ancienne voie ferrée, ça ne va durer ! 

Bien tranquille pour commencer la journée


Je passe dans le tunnel de Parensol, c'est toujours une ambiance particulière d'emprunter cette voie construite pour le train, une réalisation pérenne qui va durer dans le temps, au vu des techniques de travail de cette époque, où les méthodes lentes étaient synonymes de qualité.

Celui est éclairé, merci !

A Mauriac, je commence à prospecter pour un hébergement ce soir, et je rencontre Eric qui est en train de gratter pour trouver la fortune. Il me donne le prénom de Rémi, avec qui il travaillait dans un village VVF. Comme cuistot, il a bossé dans le monde entier, c'est une profession qui ouvre bien des portes, surtout si on est Français. Va pour cette piste, faut y croire !


Le premier jalon de la recherche d'un toit, merci Eric


Sur une route enfin à peu près plate, je note la présence de plein de troupeaux de vaches Salers, bien placides dans les près, à l'origine des tomes bien connues.

 









Arrivant dans la ville, surprise : la 1ère crevaison depuis 2500 km, et le pneu d'occasion offert par Michel vers Châteauroux en 2022 rend l'âme, il est allé jusqu'en Italie et  a traversé les Pyrénées l'an passé, il a gagné le repos éternel.

Sur la place principale, il en a eu des curieux de la mécanique
Une superbe ville 


Un petit bout de ce qu'on peut voir
Christine, la reine des bijoux
Et en plus, elle me paie la petite bière d'arrivée de bl'étape

Continuant sur ma piste vers Rémi, je prends contact avec Christine qui tient une boutique de bijoux et pierres, et sur Emilie, de l'office du tourisme, qui me disent que le tuyau est bon, il y a même un "Gwen ha du" sur le restaurant des 3 burons, y a plus qu'à …

Un des 3 burons restaurés

Route vers le col de Néronne, on arrive vers 1200 d'altitude, un lieu où les parents de Lise et Rémi ont démarré une affaire de restauration dans des "burons" entièrement reconstruits il y a 30 ans. Ce sont les lieux de vie dans anciens éleveurs du Cantal, tout a été refait dans les règles et les enfants continuent à recevoir jusqu'à 180 couverts par jour, un exploit !

A voir si vous passez dans le coin :

https://www.buronsdesalers.fr/


Le toit en lauzes, 300 kg au m2

Ils en sont encore dans la fin des repas aidés par quelques employés et, cerise sur le gâteau, je me pointe pour un hébergement au moment où une équipe de télé de F3 fait un reportage sur ce lieu. Le chien dans un jeu de quille !!! 


Frère et sœur à l'ouvrage, Lise et Rémi

Mais, super gentils, il me permettent de dormir dans le fourgon, m'offrent de la truffade (Patates, tome de Salers et ail) et du jambon cru en plus:-) Comment les remercier !


Un abri pour la nuit, impec !
Un petit tour au col d'à côté, histoire de voir le pays


Temps bouché, mais  vue bien quand même hein !

Nuit fraiche, mais on ne va pas se plaindre, hein ;-)









A demain sur le vélo