vendredi 23 septembre 2022

Les belles clues

 Mercredi 21 septembre

Au revoir à Lili et son copain Philippe, elle a une maison qui respire la bonne humeur et la création artistique et théatrale, un gîte rural posé au milieu des champs.

Je vais longer longtemps la voie ferrée du "train des Pignes", qui relie Nice à Digne sur151 km,  une voie unique et étroite de 1 m. C'est une compagnie privée qui l'exploite, mais le trafic est actuellement arrêté pour cause d'éboulements.

Une voie sinueuse et qui prend le temps d'arriver

Cela me permet de monter en douceur sur la route Napoléon bien tranquille dans ce secteur.


J'arrive sur la clue de Chabrières, déviée maintenant par un tunnel, bien encombrée des chutes de pierres, passage un peu délicat, il faut rester à couvert.

Passage interdit maintenant !

A Barrème, je quitte la N 85 qui part vers la vallée du Var, adieu à la voie ferrée et c'est parti pour grimper vers le col qui mème à Castellanne.

Ca commence à se préciser dans les directions

Peu de passages automobiles dans ces endroits très minéraux, un effort soutenu et régulier, il convient de garder patience et se fondre dans ces paysages. Le voyage à vélo est intéressant, on avance assez vite pour avoir de la diversité, et assez lentement pour s'impégner des lieux, et s'arrêter souvent pour apprécier et aussi boire un coup au bidon d'eau !

En ligne de mire, c'est par là qu'il faut passer !

Je vois se profiler la clue de Taulanne, dans un espace tout en rocailles, avec un ravin impressionnant. Difficile de rendre compte de la beauté des lieux par quelques photos qui n'offrent qu'une partie tronquée de ce qui est devant soi.

La clue de Taulanne


Enfin le col de Lecques, après 42 km de montée continue, bien content d'y arriver !

Je rencontre une équipe de filles qui viennent juste d'obtenir leur diplôme d'ingénieures Polytech, elles viennent de Bruxelles et partent randonner pour se mettre au vert.

Margaux, Phrasie, Rachel et Cécile

Immédiatement, dans la descente se profile le lac de Castillon et la ville de Castellanne, 6 km de virages à fond la caisse. Je suis bien content de ne pas avoir à les grimper, ceux-là !

Descente raide sur Castellane
Vue rapide sur le lac de Castillon

Ces routes sinueuses sont très prisées par toutes sortes de motards, qui voyagent sans se soucier de l'énergie qui les emmenent dans ces contrées.

Petit arrêt dans la petite ville de Castellanne dominée par son rocher coiffé de la chapelle de Roc Notre Dame et ses 184 m de haut.

Exeptionnellement, je vais dormir dans l'auberge de Stéphane, une ancienne ferme qu'il a retapé tout seul, avec au moins vingt lits.  Et j'y suis tout seul pour la soirée, une première cette année. La clé dans le pot de fleurs en partant.

https://www.hifrance.org/auberges-de-jeunesse/la-bastide-petra-castellana/

A demain sur le vélo !































mardi 20 septembre 2022

Haute Provence, la grosse flemme !

Mardi 20 septembre

Bon, aujourd'hui service minimum, on est dans le midi, quand même ! 26 ° et un soleil de plomb pour un Breton ;-)

Donc une étape bien courte, seulement 40 km, du plat ou en descente douce, et un petit vent dans le dos. 

C'est en prévision pour les deux prochains jours vers Castellanne puis Grasse, ça va être autre chose !

Je quitte la citadelle de Sisteron, impressionnante sur son éperon rocheux qui domine la Durance. Elle commande le passage entre la ¨Provence et le Dauphiné, édifiée sous Henri IV et ensuite reprise par Vauban.

 

Je longe la rivière et rejoint la fameuse route Napoléon, déjà citée. Je roule super vite sur les voies sécurisées, même si ça reste bien fréquenté.

Champ de lavandin  récolté

 

Je suis en direction de Digne Les Bains, mais je vois le panneau du village où je vais dormir ce soir, la flemme de faire 20 km aller-retour pour voir cette cité. Je vous dis, c'est repos !

Le village typique de Provence, Le Chaffaut

 

La Bléone,  avec un débit miniscule

 

 J'arrive comme une fleur chez Lili, qui tient un gîte de France et qui m'a donné les super indications pour y arriver cool à 15 h.

 Tranquilles peinards pour un thé sur la terrasse, à échanger sur nos vies et mon voyage. Elle est impliquée  depuis 40 ans dans une troupe de théatre entre autres, le nom est sur la roulotte. 

 

La belle vie, pourvu que ça dure...

La ferme Les Gramons

 Peu de photos, c'est la journée qui veut ça.

A demain sur le vélo !



lundi 19 septembre 2022

Monts et merveilles

Lundi  19 septembre

Ce matin, Manu me parle de son travail de  réparateur de vélo, et me dit que je pourrais avoir plus de petits braquets pour mieux avaler les côtes sans trop d'efforts. 

Une partie des vélos en attente de réparation

 

Comme je m'en suis voulu quand je gravissais les montées vers le col des Sagnes, j'aurai dû lui demander d'intervenir en tant que pro pour arranger cette affaire ! Trop tard :-(

J'ai encore laissé un far aux pommes en souvenir, et me voilà reparti dans le froid du matin, 4 ° !!! Il a fallu mettre des couches de vêtements jusqu'à 11h.

La vallée de la Durance moyenne, arbres fruitiers et vignes, pas encore vendangées, on est à 800 m

Arrêts obligatoires à Remollon pour la cascade pétrifiante et  les cheminées de fées, c'est beaucoup pour un petit village !

La fontaine pétrifiante, grâce à l'eau chargée en gypse
Les cheminées de fées
Une belle grimpette pur les mériter

 

Je tourne à droite pour la montée vers un col, conseillé par Manu pour ne pas emprunter la Nationale 85, trop bruyante et fréquentée.

La Durance, que je retrouverai à Sisteron

 Le canal de la Durance, venant du barrage de Serre-Ponçon qui va irriguer les "Provenceaux", polémique !

Je tombe à Belleaffaire sur Josse, une randonneuse émérite,  qui me conseille d'y monter et de modifier mon circuit pour passer le col des Sagnes et trouver une route plus intéressante et plus belle.

Belleaffaire, tout là-haut, on y va !
Josse, une d'ici, qui sera ma guide locale et avisée

 

Alors c'est parti et je n'ai pas regretté mon choix, même si la montée fut quelque peu éprouvante (Rappel des petits pignons conseillés par ce cher Manu). 

Le coup d'oeil en montant, ça vaut le détour, quand même !
Chaleur et soleil, 26 °C
Le cimetière de Belleaffaire

 

Là-haut, le silence de ces voies peu fréquentées me permet d'apprécier totalement la beauté du spectacle des brebis qui paissent tranquillement, les monts qui nous entourent, le plaisir d'être là tout simplement.

On y arrive !!!
C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup ;-)

 

Je sais qu'ensuite ce sera 30 km de descente vers Sisteron pour passer de 1200 à 700 m, en roue libre.

L'arrivée dans les Tourniquets, c'est surprenant
Impressionnant de voir le travail mené pour passer cet obstacle
Le vélo l'a fait, moi dessus :-)


Je me laisse porter, au début  à 60 km/h, sans trop se poser de questions sur les efforts à faire, j'ai déjà donné !

Une nouvelle perspective s'offre à moi
Bayon, son église du XIIIe
Une cluse (ou clue), superbe !
Ben non, ça va monter :-(

On appelle ça des robines ici, des sédiments schisteux

 Sisteron se présente après 80 km et7h de route  par des détours au lieu de 2h30 pour 50 km par la nationale, mais ce fut plein de monts et merveilles.

 

La cité médiévale de Sisteron
Le rocher de la Baume, magnifique

 C'est avec plaisir que j'arrive chez Bruno et ses deux pensionnaires étudiantes en école d'ingénieur et herpétologie (Science des reptiles et batraciens). Et un far aux pruneaux à mon actif !

 

Nada, Bruno et Cindy
 

Bruno se débrouille pour me trouver dans ses amis un hébergement à Digne Les Bains demain.

Je vous dis, que des gens sympas dans le monde, il suffit de s'ouvrir à eux.

A demain sur le vélo !

 

 

dimanche 18 septembre 2022

La route Napoléon

 Dimanche 18 septembre

En ce matin bien frisquet, je fais la connaissance de Xavier, puis Charlotte, j'ai squatté la maison et je ne les pas entendus rentrer chez eux.

Adeptes de la décroissance et de la consommation minimale, ils sont en liaison étroite avec la nature, rejetant tout le système économique en place. Plus de voiture pour Xavier, il ne déplace qu'avec son vélo électrique couché arrangé par ses soins, en bon prof de physique. Il a aussi fabriqué une remorque solaire avec ses propres moteurs pour les livraisons de miel et d'ail des ours. Les longues distances ne lui font pas peur !



Le vélo couché et ses 700 watts de puissance




La remorque solaire
Je reprends la "Route Napoléon" la Nationale 85, un axe nord-sud très important dans la région. Je la trouve moins fréquentée que je le craignais,  mais avec quand même pas de motards excités dans les nombreux virages.
Elle doit son nom à l'histoire de Napoléon de retour de son exil sur l'île d'Elbe en Italie qui, en 1815, est parti de Cannes à Grenoble pour tenter de reprendre le pouvoir.

Cette route longe le Drac et est surplombée par des massifs magnifiques comme l'Obiou



L'Obiou et le lac du Sautet 


Il porte bien son nom, celui-là !
Le massif des Ecrins, un peu de neige encore là-haut



Le Drac est à son niveau bien bas





1200 m d'altitude, quand même ça fait drôle d'être là

Faits depuis la maison

On ne dirait pas, mais c'est bien un col !

La route est bien sûr bien accidentée et je confesse que j'ai mis pied à terre plusieurs fois, quand on ne va pas plus vite en vélo qu'à pied ;-)



Plusieurs descentes raides, payées cash en montée

Dans l'arrivée sur Gap, je suis descendu de 500 m en peu de minutes, toute cette énergie gaspillée quand même !









Ruelle dans Gap

Promenade tranquille dans la ville avant de faire la connaissance de ma nouvelle famille dans son cadre de vie,  nouveaux visages, nouvelles maisons, nouveau lit ... Tout est nouveau dans cette vie !

Lucie, Gael et Manu

A bientôt sur le vélo !